Historique de 0Linux

Après une période à expérimenter Linux From Scratch et après avoir maintenu une version francisée de Slackware (« Frenchslack » à l'époque)), la première chaine d'outils multilib (i686 - x86_64) voyait le jour en version finale le 20 octobre 2010 et basée sur un mélange des méthodes Cross Linux From Scratch, Linux From Scratch et DIY Linux. Elle a donné naissance aux premières versions de 0Linux, à l'époque nommée seulement « 0 », dont plusieurs versions nommées Alpha, puis plusieurs versions Beta, puis Gamma, Delta et enfin Epsilon, dernière version de 0linux en 100% multilib.

Février 2012, le multilib pose trop de problèmes de maintenance, de plus en plus de paquets refusent ou prennent mal en charge la compilation croisée et les bibliothèques 32 bits sont pour la plupart inutiles : il y avait à l'époque 2 environnements Java, 2 navigateurs Firefox, etc. Toute bibliothèque, même marginale, avait son équivalent 32 bits. 0Linux devient alors « native » à l'architecture visée, le multilib est abandonné mais toutes les recettes sont réécrites pour prendre en charge plusieurs architectures, i686, x86_64, et potentiellement d'autres comme ARM, non testée pour le moment. 0Linux version I est né et aura la vie courte.

Fin 2012 - début 2013, 0Linux tente l'aventure systemd et va subir un chamboulement profond. Bien que fonctionnel et bien pensé, systemd est intégré et utilisé pendant 6 mois de tests : à l'unanimité, 'systemd' paraît instable, complexe et obscur et il a surtout représenté une charge de travail supplémentaire monumentale pour un résultat jugé plus que décevant. 0Linux revient donc à ses bons vieux scripts d'initialisation « à la BSD » compatibles SysV (/etc/rc.d/rc.*). 0Linux II est née et aura la vie encore plus courte.

C'est en août 2013 que 0Linux subit un chamboulement supplémentaire et fait machine arrière afin de regagner pleinement ses capacités multilib : une chaîne d'outils a donc été construite sur un bon vieux système 0Linux epsilon et tout le système est reconstruit avec une couche de compatibilité 32 bits (uniquement pour x86_64) ne concernant qu'une partie des paquets, ce afin de permettre l'inclusion future de logiciels comme Wine 32 bits, Steam, Skype, VirtualBox ou bien les instruments virtuels (ou « VSTi ») pour les applications audio ou bien des jeux uniquement disponibles en 32 bits.

La numérotation grecque reprend du service et 0Linux zeta est dans les fourneaux en octobre 2013, soit pour son troisième anniversaire.

Un autre chamboulement, moins lourd celui-là, va survenir fin 2013 - début 2014 : l'introduction de la gestion des dépendances et des paquets-abonnements, amenant à une réorganisation des paquets en catégories et une mise en avant de 0g, l'outil de mise à jour et de gestion distante des paquets, grâce au travail de Seb, présent depuis les débuts de 0Linux. 0Linux eta voit donc le jour.

L'ouverture du forum sur http://forum.0linux.org permet d'avoir des retours utilisateurs plus spontanés et 0Linux entre dans une phase de stabilisation. L'installateur subit un ravalement de façade et le débogage se fait en temps réel avec les retours des utilisateurs. GNOME 3 fait discrètement et progressivement son entrée dans les dépôts et de nombreux paquets sont ajoutés au fur et à mesure des demandes et de la disponibilité des gens impliqués.

Anecdote : après presque 4 ans de développement et de nombreuses sorties de versions ainsi que des e-mails l'en informant, le site Distrowatch n'a toujours pas daigné intégrer 0Linux à son catalogue.


Archives des nouvelles

:!: Ces nouvelles sont d'anciennes archives. Le site à consulter est maintenant : http://0linux.org


18 février 2014

Les paquets ont été réorganisés en catégories :

  • a/ pour Applications : tout ce qui est exécutable en console, n'entrant dans aucune autre catégorie.
  • b/ pour Bibliothèques : tout ce qui est bibliothèque non rattachée à un environnement particulier.
  • d/ pour Développement : tout ce qui est compilateur, interpréteur, débogueur, etc.
  • e/ Environnements : KDE, Xfce, GNOME, etc., chacun dans un sous-dossier à son nom.
  • g/ pour applications Graphiques. Dès qu'un truc nécessite Xorg et n'est pas lié à un environnement de reau, quelque soit sa fonctionnalité.
  • r/ pour Réseau : les clients, serveurs, outils et bibliothèques qui gèrent ou utilisent le réseau en console.
  • x/ Xorg.
  • z/ pour 0linux : les paquets-abonnements.

Afin de sortir une image ISO au plus vite, de simples abonnements fourre-tout seront mis en place pour disposer d'un maximum de paquets permettant d'avoir un système opérationnel, le temps que l'on renseigne au fur et à mesure les dépendances à l'exécution (ou « runtime dependencies ») de chaque paquet.

17 février 2014

Une image ISO de 0Linux eta est en cours de finalisation. De nombreuses modifications ont dû être apportées à cause (ou grâce) de la gestion des dépendances. Ainsi, l'installateur présentera dorénavant des groupes de paquets à installer (via des « abonnements » qui sont en fait de simples méta-paquets) et il faut donc bien ranger tout ce beau monde ! Patience donc, le temps qu'on fasse épaissir la sauce.

0Linux dispose maintenant de son propre serveur de construction de paquets tout automatisé, ce qui va accélérer et optimiser le traitement des paquets et leur débogage. Le serveur est un simple AMD Phenom II X2 double-cœur derrière une connexion ADSL de piètre qualité, hébergé à la maison. Si quiconque passe ici et a des ressources à disposition, un serveur, une machine puissante à dédier à 0Linux (le nombre de cœurs est en fait le seul critère important), du matériel à donner (un CPU Phenom II X4 ou X6 par exemple ou bien même un combo carte mère/CPU Intel pouvant faire 4 threads simultanés) ou bien un bon plan pour aider un projet libre qui n'en veut, n'hésitez surtout pas ! On fait avec les moyens du bord et ils sont vraiment au minimum.

18 décembre 2013 : succédant à zeta dans l'alphabet grec, 0Linux eta est dans les fourneaux avec des surprises de taille :

  • La gestion des dépendances par 0g, causant la restructuration des paquets
  • L'apparition de paquets-abonnements thématiques (par ex. : tout KDE, serveur LAMP, studio multimédia, etc.)
  • La mise à niveau automatique de la distribution vers la nouvelle version avec un simple 0g : il suffit de modifier la variable VERSION dans le fichier /etc/os-release.

Pour passer de zeta à eta, modifiez la ligne « VERSION